KLEIN (Gérard) - Les tueurs de temps

publié sous le nom de plume Gilles D’Argyre

dimanche 23 septembre 2007 , par TiToc’h

Un navire de l’espace tout tranquillement en train de se déplacer du Grand Magellan à son petit frère se trouve subitement détourné dans le temps (200 millions d’années en arrière). Le capitaine Shangrin fera tout ce qui est en son pouvoir pour ramener son navire Le Vasco de Gama et ses 7000 passagers dans leur présent à eux (année 27 937).

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un roman d’anticipation. D’ailleurs la majeure partie de l’histoire se passe dans le passé… L’homme n’était même pas né, pourtant il existait. Oui c’est un peu compliqué comme le sont souvent les histoires de paradoxes temporels.

Un voyage dans le temps, mais plus modeste celui-ci (42 ans), est celui dans lequel le lecteur du XXIème siècle que je suis se trouve emporté par la lecture de ce livre. Les pages du livre que j’ai lu sont toutes jaunies par l’acidité du papier. Mais ça ce n’est pas grave. Ce qui l’est plus : (attention métaphore) c’est que si l’encre reflétait le texte, le livre serait illisible (infra-jaune sur jaune). Autrement dit : ce texte a pris un énorme coup de vieux : Gérard Klein, prend le lecteur par la main, pour lui expliquer ce qu’il se passe avec des mots bien choisis. C’est un peu énervant.

Les 140 premières pages présentent peu d’intérêt. Il s’agit de la narration de l’aventure spatio temporelle. Ensuite on a un chapitre d’explications plus intéressant (10 pages), puis on retombe dans la fin des aventures, où l’on peut dire qu’un petit suspense naît puis prend fin à la page 190.

J’éviterai de parler du thème des Echecs (le jeu) dont la façon de jouer permet de déterminer l’intelligence de l’espèce dont fait partie l’adversaire. Chacun est bien conscient de représenter la totalité de la race humaine, surtout toi lecteur !

Le livre se termine par une longue postface de Gérard Klein parlant de Gilles D’Argyre (à la limite de la schizophrénie) qui donne l’interprétation paraméandropsychologique de son aventure métaphorique à base de recherche du père et d’éviction de la mère. Et là c’est le déclic ! Tout le non intérêt demeure ! On aurait presque envie de relire quelques lignes par ci par là. J’ai bien dit presque.

Je suis un peu dur certes. Je le conçois. Mais du propre aveu de l’auteur ou de l’éditeur (je ne m’en rappelle plus) ce roman était un "roman alimentaire". Une autre bonne excuse également : Gérard d’Argyre (Aïe ! La schizophrénie est vraiment source de perturbation) avait seulement une vingtaine d’année au moment où il a écrit cette aventure pas passionnante.

J’oubliais : l’illustration de la couverture n’a absolument aucun rapport avec le livre à moins qu’il y faille encore se métaphoriser l’esprit à la Sigmund d’Argyre ?!

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