RUSSO (Richard Paul) - La Nef des fous

mardi 29 juillet 2008 , par yann

Né en 1954 à San Jose, Californie, Richard Paul Russo fait ses débuts en science-fiction en 1986 dans Isaac Asimov Science Fiction Magazine. En quelques mois, son nom figure au sommaire de toutes les meilleures revues américaines. Son premier roman, Inner Eclipse, paraît en 1988, suivi un an plus tard de Subterranean Gallery, qui rafle le prestigieux prix Philip K. Dick. Suivront la trilogie de Carlucci, un thriller futuriste d’une rare noirceur, puis La Nef des fous, space opera métaphysique et brutal, lui aussi salué par le prix Philip K. Dick en 2001. Son tout dernier roman, The Rosetta Codex, est paru en fin d’année 2005 aux Etats-Unis

La Nef des fous Richard paul russo

- Titre original : Ship of Fools, 2001
- Traduction de : Patrick DUSOULIER
- Illustration de : Alain BRION
- BELIAL n° (39), mars 2006
- 432 pages, catégorie / prix :: 22 €,
- ISBN : 2-84344-072-6


- 4e de couverture

L’Argonos est un monstre de métal. Un vaisseau démesuré qui nourrit en son sein des milliers d’êtres humains depuis des générations. Nul ne sait plus dans quel but, nul ne sait plus pour quelle destination. L’Argonos erre d’étoile en étoile, mais pour y trouver quoi ? Bartolomeo Aguilera est un monstre de chair. Contrefait, sans bras, enferré dans un exosquelette, mais doté d’une intelligence hors du commun. Conseiller du capitaine Nikos Costa, il sera ses yeux au sein de l’équipe d’exploration d’Antioche, une planète depuis laquelle l’Argonos a capté une transmission probablement humaine. Une colonie ? Sans doute. Mais aussi un carnage, des centaines de corps pendus à des crochets comme de vulgaires morceaux de viande. Que s’est-il passé sur Antioche ? Pourquoi une telle atrocité ? Et surtout, commise par qui ?


- Mon avis : ce space opéra est plutôt classique : un vaisseau erre dans l’espace et découvre une planète abandonnée puis un vaisseau abandonné. Les explorations commencent alors. Ce n’est pas sans rappeler Alien, le huitième passager... L’action, ou plutôt le suspens, nous tient alors en haleine : sans être complètement retorse, l’histoire n’en reste pas moins bien ficelée et agréable à lire. Le style lui non plus n’est pas révolutionnaire mais cela reste efficace et ne souffre pas de lourdeur. Les personnages sont assez intéressants également, mais sans réelle profondeur. On ne constate pas du tout ce qui est qualifiée "d’intelligence hors du commun" sur la 4e de couv par exemple.

Au final, la Nef des fous est un roman assez sympathique et qui se laisse lire très facilement, même si le genre n’est pas du tout renouvelé et si l’ensemble (style, perso, intrigue) n’est que "moyen". Je me demande comment un livre de ce genre a pu recevoir le prix K.Dick. Certes on se laisse porter mais tout y est classique et finalement sans grandes surprises. Un roman bien mais sans plus.

 
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