Barrow (Wayne) - Bloodsilver

samedi 5 juin 2010 , par Philippe Gestin

Vous, je ne sais pas mais moi, j’aime bien les vampires. Enfin, les histoires de vampires. Et pis j’aime bien les westerns aussi. Alors quand j’ai vu la couverture de Bloodsilver, mon sang n’a fait qu’un tour. Entre deux épisodes de True Blood (c’est ma période rouge), je me suis donc abreuvé à la meilleure source car le bouquin de Wayne Barrow a reçu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2008, justement sans doute, car l’histoire est pleine de surprises. Tout commence avec le débarquement sanglant d’un groupe de vampires sur la côte du nouveau monde en 1691. Un terrifiant Convoi prend la route vers l’Ouest tandis que naît, pour anéantir cette engeance maudite, la Confrérie des Chasseurs. Le lecteur croit alors s’embarquer dans une longue chasse crépusculaire à travers les territoires vierges nord-américains, lorsque le récit fait un bond de quatre-vingts années. C’est que l’’ambition de l’auteur est tout autre. En fait, chaque chapitre conte une histoire en elle-même, l’ensemble s’inscrivant dans un grand tout. Il s’agit ni plus ni moins que de revisiter plus de deux siècles d’histoire des Etats-Unis, via une uchronie, les événements étant modifiés à l’aune de l’apparition « vampiresque ». D’ailleurs, il vaut mieux connaître un peu son histoire des USA pour mieux goûter la subtilité de la chose (pour les nuls :). Les fondements et les errements de la naissance d’une nation défilent : intolérance religieuse, génocide indien, grands espaces, progression de la loi, immigration... Les grandes figures de la conquête de l’Ouest en sont les héros, souvent involontaires, eux dont le destin est invariablement transformé par la présence des suceurs de sang. Doc Holliday, les Dalton, Billy le Kid, Calamity Jane, c’est un vrai régal que de les retrouver là. L’écriture prend tour à tour le ton de l’épopée, de la chronique intime, du fantasmagorique... Bon, inutile de faire couler plus d’encre : Bloodsilver est un bon livre que vous pouvez mordre à pleines dents. Bravo à Johan Héliot et Xavier Maméjean parce que, en fait, Wayne Barrow est un pseudonyme. Je ne sais pas pourquoi mais je suis un peu déçu. Wayne Barrow... En tout cas, ça sonne mieux que David Gunn !

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