Universal War One

La fin de la série. En Fait peut-être plutôt le début ?!

samedi 25 novembre 2006 , par TiToc’h

Le tome 6 et dernier de la série "Universal War One" de Denis Bajram est sorti. Voici un avis sur cette série peu ordinaire !

Les 6 tomes de la sérieUn grand mur noir s’étend aux abords de Saturne et noircit une bonne partie du ciel sur Terre.

L’escadrille Purgatory (un ramassis de militaires condamnés) sous les ordres du capitaine June, se fait fort de découvrir ce qui se cache derrière ce mur. Mais quand je dis ’derrière’, c’est un abus de langage, car je devrais dire ‘dans’. Non disons plutôt ‘après’. En fait c’est peut-être plutôt ‘avant’ ?! Bref, cet immense mur noir (3 milliards de km de diamètre tout de même) va amener chacun des membres de cette escadrille à affronter sa peur la plus profonde, son passé. Ce mur va les attirer, les absorber, les entraîner, les pousser, vers un ailleurs, un autre chacun (oups ! Je n’avais encore jamais écrit ce genre de chose).

La personnalité (je n’oserai pas parler de psychologie) de chaque personnage permet à l’histoire de prendre moult tournures aussi inattendues les unes que les autres tout en restant cohérentes. Mais ces personnalités sont un peu trop poussées à l’extrême. A la limite de la caricature. Il faut admettre qu’il n’est pas aussi facile de rendre la personnalité de personnages en BD qu’en littérature. Pour cela, Denis Bajram a choisi d’axer les 3 premières pages de chaque album sur un moment capital de la vie d’un des héros.

Ces personnalités servent le scénario par bonds successifs. Ces bonds nous amènent parfois loin dans le temps ou dans l’espace. Mais rien à craindre car Einstein Bis fait partie du voyage. Ce qui va bien faciliter ces déplacements.

Notre Denis Bajram national manipule le temps avec une certaine efficacité. Il ne s’attarde pas inutilement sur les détails concernant les possibilités de paradoxes temporels. Il explique le minimum nécessaire, et ça fonctionne très bien ainsi. Dans une interview à la fin du 6ème album il déclare avoir pris soin de fournir une grande logique dans les différents voyages temporels. Malgré ça, je dois dire que j’ai rencontré 2 problèmes de logique, l’un sans grande importance : Les modules anti-G ont été inventés en les ramenant du futur. C’est pratique : ainsi on pourrait inventer tout ce qu’on veut en les ramenant du futur. Le plus dur serait probablement de ramener une machine à voyager dans le temps ! Mais je m’égare. L’autre problème de logique par contre est beaucoup plus nuisible, car il se produit à la toute fin et la conditionne complètement. A mon sens ça ne tient pas du tout debout et donne l’impression que Denis Bajram a cherché à faire plaisir à un public américain dopé aux happy-ends (« Et ils eurent beaucoup d’enfants » C’est le cas de le dire !!).

Alors que toute la série est plutôt sombre (on rencontre rarement des histoires avec autant de morts, voire jamais) la fin semble complètement hors sujet et tellement illogique. C’est vraiment dommage de terminer une série de cette envergure de cette façon (un accident ?)… J’aurais vraiment aimé une fin différente, quitte à ce qu’elle nécessite un ou deux albums supplémentaires : de toute façon quand on aime on ne compte pas.

Question graphisme, rien à dire. Le dessin s’affine ou disons plutôt que les traits s’allègent au fil des albums pour terminer par des lignes vraiment plus claires sur le dernier tome. Derrière ces dessins on suppose un travail remarquable d’imagination et de conception.

La couleur participe de manière très importante à l’histoire. Le noir occupe une place omniprésente, et participe beaucoup à l’ambiance. Les planches ont souvent une teinte particulière, qui reflêtent les états d’âmes des personnages, les drames ou les périodes de repos.

Cette série, vous l’aurez compris, est vraiment très très bonne, excellente même. La meilleure dans le genre technico spatio temporello psycho dramatique. Mais vraiment, pensez juste à ne pas lire les chapitres 6 et 7 du tome 6. Inventez les vous-même ce sera au moins aussi bien. Et ne venez pas pleurer si vous ne suivez pas mon conseil, je vous aurais prévenu !






  • Scénario dessin couleurs : Denis Bajram
  • Editeur : Soleil et plus récemment Quadrant Solaire
  • Prix de la série complèe : environ 75€
  • Public : public ado et adulte / scénario assez complexe

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