DAMASIO (Alain) - La zone du dehors

mercredi 5 mars 2008 , par Ted Y Bear

Vous avez sûrement entendu parler de la "horde du contrevent" le roman qui a fait connaître au public Alain Damasio et qui a remporté le grand prix de l’imaginaire 2006. "La zone du dehors" est son premier roman. Ce roman édité initialement sur internet par Cylibris a été réédité par la maison d’édition "créée" pour La horde du contrevent : La volte.

Difficile de résumer ce roman en mettant en avant tout les éléments importants. Surtout quand on a lu le résumé sur le site du livre : lazonedudehors

Je vais donc vous le copier ici avant d’y ajouter mes commentaires personnels :

Résumé

2084. Les normes ont succédé aux codes. Le contrôle aux contraintes disciplinaires. Le flicage démocratique de tous par tous à la police d’État. Sur un satellite de Saturne, une métropole climatisée, Cerclon, construite pour les colonies terriennes fuyant la terre, abrite une société panoptique et pacifiée, modèle envié du système solaire. Autour, la Zone du Dehors s’étend, horizon minéral brut — espace d’appel pour la Volte, groupe révolutionnaire qui prone la liberté inconditionnelle des forces de vie, la création et le combat.

Contre quoi ?

Un monde dévitalisant où le Clastre dicte à chaque individu son rang dans l’échelle sociale,contre la virtue qui déréalise les tours panoptiques qui veillent, les lavements médiatiques, les technogreffes qui s’introduisent dans le corps humain…

Sur Cerclon, la norme est plus puissante que la force. Le contrôle, plus étendu, plus complet et plus insidieux que ne le soupçonnait la Volte… Jusqu’où faut-il aller pour que le pouvoir révèle, sous sa chair compréhensive, que la démocratie qu’il offre est un liberticide collectif ? Jusqu’à l’intellectrocution ? Jusqu’à la Volution ?

Pour son premier roman, où se lit toute l’influence de Nietzsche, Foucault et Deleuze, ses trois maîtres à penser, Alain Damasio dresse, dans un style actif, une anticipation rigoureuse et puissante de l’avenir de nos sociétés « avancées ».

Avec, en fil rouge, la terrible envie de vivre de qui résiste.

Commentaires

Que dire de plus si ce résumé ne vous a pas envie de lire le livre ? Peut-être pourrais-je dire que réticent dans un premier temps, j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher en cours de route quand il aurait fallu aller dormir. Passionnant, ce livre m’a mis une claque peut-être même encore plus grosse que la horde du contrevent. Hormis les noms imprononçables auxquels on se fait rapidement, ce livre est très bien écrit avec beaucoup de style. Les personnages sont complexes, très bien décrits jusque dans leur émotions.

L’histoire est haletante et on est entraîné par cette bande de voltés, par l’envie de savoir jusqu’où ils iront. La fin propose une alternative qui même si on n’y adhère pas totalement, a le mérite d’être crédible.

Un grand roman par un grand auteur !

Ted Y Bear

 
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